Dix ans après la mise en production des champs de Doba, le Tchad multiplie les initiatives pour limiter sa dépendance envers ExxonMobil, seul producteur du pays. Fort de la réélection (à 88,7%) d’Idriss Déby pour un quatrième mandat le 25 avril, N’Djamena négocie pour attribuer des permis à d’autres pétroliers. Le pays s’apprête également à se doter de sa propre raffinerie, à Djermaya, et à vendre lui-même sa part du pétrole, sans passer par ExxonMobil. (…)
Après avoir forcé tous les pétroliers occidentaux à quitter l’Iran, le département du Trésor américain s’attaque désormais aux armateurs. But de l’opération : asphyxier le régime des mollahs. Deux des principaux opérateurs maritimes au monde, le français CMA CGM et l’israélien Ofer Brothers Group, font actuellement les frais de cette campagne qui menace de s’étendre à la City, centre mondial du fret maritime. (…)
Je ne vais pas dire grand chose, c’est déjà dit dans un article très simple publié il a quelques mois (aussi un commentaire anonyme laissé sur liberation.fr était pas mal non plus), je pense juste que cela serait de bonne augure que le gouvernement Suisse après son “amnistie” sur le cas Polanski le considère comme persona non grata, rien de plus, mais allez comprendre son compte en banque et l’ambassadeur qu’il représente pour certains fortunés…ensuite le fait que le Courrier International relève l’article du journal Le Temps me laisse perplexe car il va en direct contradiction sur sa ligne éditoriale avec cet article, on peu constater et consulter divers avis, dont le mien, sur le post du CI sur facebook. Enfin en quelques mots et pour conclure, si on est riche, celèbre et…on fait ce qu’on veut, ou on veut, comme on veut, on peut librement se foutre totalement de la gueule du monde, c’est juste du réalisme (?) à propos d’un réalisateur de film célèbre (sans étiquette, bien sur) et d’un viol sur mineure qui reste impuni, rien de plus.
Voici une brève revue de presse et quelque extraits assez éloquents sur cette mascarade judiciaire, diplomatique, culturelle, internationale…
For Roman Polanski, the long, unspeakable nightmare of being confined to his three-story chalet in Gstaad, the luxury resort in the Swiss Alps, is finally over. The fugitive director is free once again to stroll into town, have a nice meal, maybe do a little shopping at the local Cartier, Hermes or Louis Vuitton boutiques.
On reprend les paroles de l’avocat, mais on mets en évidence l’aspect “fugitif” tout en indiquant volontier ou ne pas aller…: Roman Polanski est libre mais il n’est pas blanchi. Il peut être à nouveau arrêté et extradé : le mandat d’arrêt international lancé à son encontre par Interpol à la demande des Etats-Unis en 2005 court toujours. Seuls les Américains peuvent en demander le retrait. “S’il se rend en Allemagne, en Angleterre ou dans n’importe quel pays lié avec les Etats-Unis par une convention d’extradition, il prend le risque d’être arrêté”, explique Me Bernard Schaming, avocat au barreau de Paris. Une convention d’extradition est en effet un accord entre un ou plusieurs pays engageant les signataires à appliquer les mandats d’arrêts internationaux. “Il reste, quelque part, un fugitif”, résume l’avocat. http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/07/13/polanski-reste-quelque-part-un-fugitif_1387518_3224.html
Le Baron nous raconte ses balivernes et le “finalement” sonne comme un “ouf ! notre ami est sauf”…: Justice . Les autorités suisses ont finalement refusé l’extradition du cinéaste franco-polonais vers les Etats-Unis, mettant fin à son assignation à résidence dans son chalet de Gstaad. http://www.liberation.fr/culture/0101646718-polanski-sort-du-cul-de-sac
Enfin les lignes éditoriales sont assez complaisantes en Europe, et je ne prendrais pas en considération le NYT que je vous laisse déguster et pour finir en beauté les perles des “grands de ce monde franco-français”, en l’occurence le seul pays ou les acteurs de la culture n’ont pas froid aux yeux de défendre un pédophile fugitif, et VIVE LA FRANCE ! (mais c’est pas l’Italie le paradis des pédophiles protégés par l’immunité du Vatican ?)
L’assaut donné le 31 mai à l’aube par l’armée israélienne contre la flottille de bateaux transportant une aide humanitaire à Gaza aurait fait une vingtaine de morts. Cette attaque s’est déroulée dans les eaux internationales. Elle a suscité de nombreuses condamnations, y compris de pays européens et du gouvernement français. Bernard Kouchner a déclaré que « rien ne saurait justifier l’emploi d’une telle violence, que nous condamnons ». Plusieurs pays, dont la Suède, l’Espagne, la Turquie et la France ont convoqué l’ambassadeur israélien. La Grèce a suspendu des manœuvres aériennes avec Israël et annulé une visite du chef de l’armée de l’air israélienne. (…)
« Les grandes puissances se discréditent » auprès de l’opinion publique en ignorant l’initiative irano-turco-brésilienne, a déclaré Ali Akbar Salehi, chef de l’organisation iranienne de l’énergie atomique (AFP, 19 mai). C’est « un camouflet pour les puissances émergentes », a insisté pour sa part l’ancien ambassadeur de France à Téhéran François Nicoullaud, sur RFI, le 19 mai. Pour l’éditorialiste du New York Times Roger Cohen (« America Moves the Goalposts », 20 mai), « le Brésil et la Turquie représentent le monde émergent post-occidental. Et il va continuer à émerger. Hillary Clinton devrait être moins irresponsable en torpillant les efforts de Brasilia et d’Ankara et en rendant hypocritement hommage à leurs efforts sincères. » La capacité des Etats-Unis à imposer leur solution, poursuit-il, est sérieusement érodée. (…)