Avec trois décennies de recul, l’assujettissement des économies au pouvoir des banquiers paraît limpide. Il procède d’une triple automutilation des Etats. La première intervient à partir des années 1970 lorsque les puissances publiques s’interdisent d’emprunter directement à leur banque centrale ; il leur faudra donc se tourner, à grands frais, vers les marchés. La deuxième découle de l’amputation des recettes fiscales. La troisième dérive de la déréglementation du commerce de l’argent. Dès lors, les institutions de crédit prennent la barre. Au début des années 1990, les profits des banques américaines dépassent ceux de l’industrie manufacturière. (…lire la suite)
Après avoir forcé tous les pétroliers occidentaux à quitter l’Iran, le département du Trésor américain s’attaque désormais aux armateurs. But de l’opération : asphyxier le régime des mollahs. Deux des principaux opérateurs maritimes au monde, le français CMA CGM et l’israélien Ofer Brothers Group, font actuellement les frais de cette campagne qui menace de s’étendre à la City, centre mondial du fret maritime. (…)
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Dans un entretien avec Les Echos (1), l’essayiste Jacques Attali, lobbyiste et homme d’influence, nommé par M. Nicolas Sarkozy pour présider la Commission pour la libération de la croissance française, vient de réitérer son discours alarmiste sur la dette publique (« Il faut une mobilisation générale du pays. Sinon, nous courons à la catastrophe »). L’objet de son propos n’est probablement pas d’abord d’inciter les lecteurs des Echos à acheter son dernier livre, Tous ruinés dans dix ans, dont l’économiste Bruno Tinel fait la critique acérée dans un article du Monde diplomatique de juillet, « L’austérité ou la guerre » (toujours en kiosques) : cet ouvrage a en effet déjà été « matraqué » par tous les médias. Plus vraisemblablement, M. Attali souhaite continuer à effrayer l’opinion afin de lui faire accepter les thérapies de choc que propose le gouvernement de M. François Fillon. Voire encourager ce dernier à aller plus loin encore dans sa charge contre les dépenses publiques. (…)
In the two months since the Deepwater Horizon explosion, millions of litres of oil have gushed out of BP’s well into the water each day, slowly encroaching on the coastline.
A menace to the fragile marshlands, the drilling disaster is also threatening a whole way of life for fishing communities in Louisiana – still struggling to recover from Hurricane Katrina five years ago.
But this is not all new: Big Oil has a long history in this part of the world.
Fault Lines’ Avi Lewis travels to the drill zone, and learns about the erosion in the wetlands from industry canals and pipelines, the health problems blamed on contaminated air and water from petrochemical refineries.
On the Gulf Coast, it has long been widely accepted that the fishing and oil industries can co-exist. In the wake of the Deepwater disaster, the more destructive (and more lucrative) industry may be the last one standing.