“Bernard-Henri Lévy, qui aime beaucoup l’Amérique, connaît sans doute l’expression « work in progress ». Elle signifie, grosso modo, chantier en construction. On sait que chacun des ouvrages de cet auteur suscite un déluge d’articles louangeurs présentant ses propos ou analyses comme autant de fulgurantes transgressions de l’idéologie dominante. Par conséquent, plutôt que de s’obliger à commenter chaque année cet invraisemblable tintamarre qui a pour mérite involontaire de rappeler à intervalle régulier le caractère mafieux de la critique « littéraire » en France, Le Monde diplomatique a préparé un dossier… en construction. Davantage que sur un personnage relativement accessoire, il espère informer ainsi sur un épiphénomène significatif de la vie intellectuelle. Son acteur principal et ses très nombreux complices.”
Avec trois décennies de recul, l’assujettissement des économies au pouvoir des banquiers paraît limpide. Il procède d’une triple automutilation des Etats. La première intervient à partir des années 1970 lorsque les puissances publiques s’interdisent d’emprunter directement à leur banque centrale ; il leur faudra donc se tourner, à grands frais, vers les marchés. La deuxième découle de l’amputation des recettes fiscales. La troisième dérive de la déréglementation du commerce de l’argent. Dès lors, les institutions de crédit prennent la barre. Au début des années 1990, les profits des banques américaines dépassent ceux de l’industrie manufacturière. (…lire la suite)
Conçu à l’origine comme un service de téléphonie et d’e-mail cryptés pour grandes entreprises et gouvernements, le BlackBerry est devenu en dix ans l’accessoire de monsieur tout-le-monde, y compris des terroristes : l’attaque contre plusieurs hôtels à Bombay en novembre 2008 a été coordonnée par Blackberry. (…)
In the two months since the Deepwater Horizon explosion, millions of litres of oil have gushed out of BP’s well into the water each day, slowly encroaching on the coastline.
A menace to the fragile marshlands, the drilling disaster is also threatening a whole way of life for fishing communities in Louisiana – still struggling to recover from Hurricane Katrina five years ago.
But this is not all new: Big Oil has a long history in this part of the world.
Fault Lines’ Avi Lewis travels to the drill zone, and learns about the erosion in the wetlands from industry canals and pipelines, the health problems blamed on contaminated air and water from petrochemical refineries.
On the Gulf Coast, it has long been widely accepted that the fishing and oil industries can co-exist. In the wake of the Deepwater disaster, the more destructive (and more lucrative) industry may be the last one standing.